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Test de la qualité de l'air et le syndrome du bâtiment malsain


Le syndrome des bâtiments malsains (SBM) se reconnait à divers symptômes non spécifiques chez les occupants d’un même bâtiment, dans un même environnement de travail par exemple. Dans un contexte de travail où le SBM sévit, il y a une baisse de la productivité et une augmentation du niveau d’absentéisme chez les travailleurs qui en ressentent les contrecoups. De plus en plus, les entreprises reconnaissent les risques professionnels et financiers dus au SBM et prennent ce problème au sérieux : AES conseille donc d’éradiquer, si possible, ou de restreindre ce syndrome de manière proactive.

Le SBM (syndrome du bâtiment malsain) est utilisé pour décrire une situation dans laquelle les occupants d’une tour de bureaux souffrent de problèmes aigus de santé ou de sensations d’inconforts qui semblent liés directement au temps passé à l’intérieur de ce bâtiment. Les travailleurs victimes de ce syndrome peuvent être ceux qui sont localisés dans une pièce ou dans une zone particulière, ou peuvent provenir de l’ensemble du bâtiment. Les signes et les symptômes du SBM sont les suivants :

  • Allergies
  • Crises d’asthme
  • Démangeaisons cutanées
  • Difficulté de concentration
  • Étourdissements
  • Fatigue chronique
  • Grippe
  • Irritabilité
  • Irritation de la gorge
  • Douleurs thoraciques
  • Essoufflement rapide après un effort
  • Œdème
  • Palpitations
  • Cancer
  • Complications lors d’une grossesse
  • Irritation des yeux
  • Irritation du nez
  • Maux de tête
  • Nausées
  • Peau sèche
  • Sensibilité aux odeurs
  • Symptômes du rhume
  • Toux sèche
  • Voix enrouée

Facteurs pouvant être responsables du SBM au travail


1. Les contaminants chimiques de sources extérieure et intérieure

Les contaminants de source extérieure proviennent principalement des véhicules à moteur, des évents de plomberie, et des évents d’admission d’air pour les salles de bain et les cuisines. Il y a pollution de l’air intérieur lorsque des gaz nocifs ou des polluants sont mal évacués du bâtiment ou pénètrent par des fenêtres ou par d’autres ouvertures. Il s’agit souvent de sous-produits de combustion qui proviennent d’un garage adjacent au bâtiment; ou de radon, de formaldéhyde, d’amiante, de poussière ou de particule de plomb (que l’on retrouve dans la peinture).

Les contaminants de source intérieure sont en grande majorité des composés organiques volatils (COV). Les COV proviennent d’une vaste étendue de produits (pour de plus amples détails sur les COV, voir la section consacrée à la pollution chimique de l'air) : adhésifs, tissus d’ameublement, tapis, photocopieuses, produits du bois fabriqué, pesticides, agents de nettoyage, fumée de tabac, particules qui peuvent être inhalés, et sous-produits de combustion de poêle, de cheminée et de radiateur mal ventilé. Il est à noter que les parfums synthétiques que l’on retrouve dans les produits de soins personnels, et que les produits de nettoyage et d’entretien constituent également une source d’émission de COV.

Jusqu’à ce jour, une partie des symptômes reliés au SBM demeure inconnue, bien que leurs effets soient réels : ralentissement de l'exécution des tâches qui entraine une diminution de la productivité et augmentation de l’absentéisme. La plupart des plaignants signalent une amélioration de leur état de santé après avoir quitté le bâtiment, malgré que les effets nocifs de certaines neurotoxines puissent persister. L’alvéolite allergique extrinsèque, la maladie du légionnaire, la fièvre des humidificateurs, la pneumonie et l’asthme professionnel peuvent également être rattachés au SBM.

Deux types de maladies reliées au SBM : la maladie du légionnaire et la fièvre des humidificateurs.

  • La maladie du légionnaire (ou légionellose) est due à la contamination des tours de refroidissement par des bactéries appelées Legionella. Elle se manifeste principalement chez les adultes d’âge moyen et chez les personnes âgées. Dans sa forme la plus bénigne, que l’on désigne sous le nom de la fièvre de Pontiac, elle sévit particulièrement chez les jeunes adultes.
  • La fièvre de l’humidificateur, elle, est causée par l’inhalation de gouttelettes d’eau projetées par des humidificateurs contaminées par des moisissures ou encore des micro-organismes responsables d’infections respiratoires comme l’asthme et l’alvéolite allergique extrinsèque. Cette maladie non infectieuse est parfois appelée fièvre du lundi; et le patient peut avoir des symptômes pseudo-grippaux. Cette maladie peut engendrer des dommages permanents aux poumons.

Certains symptômes relatifs au SBM peuvent donc être définis et nous pouvons identifier ce qui les causes, que ce soit de la moisissure, des champignons, des micro-organismes ou autres contaminants chimiques contenus dans l'air. Selon le contexte et la gravité des symptômes, le temps de guérison peut varier d’un individu à l’autre et nécessiter de prolonger la tenue à l’écart du bâtiment malsain. Il est important de noter que les plaintes peuvent également résulter d’autres causes comme une maladie préexistante, une allergie, du stress lié à l’emploi, une insatisfaction ou des facteurs psychosociaux.

2. Les moisissures et autres contaminants biologiques

Les bactéries, les virus et les moisissures sont des exemples de contaminants biologiques qui se reproduisent en grande partie dans l’eau stagnante qui s’accumule dans les humidificateurs, dans les gouttières ou dans les conduits de ventilation des immeubles et des tours à bureaux. L’humidité, qui affecte souvent les carreaux de plafond, les matériaux isolants, les tissus d’ameublement et les tapis, est également un grand facteur de la prolifération des contaminants biologiques à l’intérieur des bâtiments. Il est à noter que le pollen, et les fientes d’insectes et d’oiseaux sont des contaminants biologiques du même ordre, et qu’ils peuvent provoquer des troubles de santé similaire aux autres contaminants biologiques : on associe ces troubles à différents symptômes tels que la fièvre, les frissons, la toux, l’oppression thoracique, les douleurs musculaires et les réactions allergiques. Dans les bureaux à forte densité d’occupation, ces maladies peuvent se propager d’un travailleur à un autre si les systèmes de climatisation sont inadéquats; puisque, dans ces conditions, les agents pathogènes responsables de leur prolifération se répartissent rapidement dans tout le bâtiment. La maladie du légionnaire est un exemple fréquent d’une maladie engendrée, à la fois, par une mauvaise circulation de l’air et par une contamination de celle-ci par la bactérie legionella.

3. Une ventilation inadéquate (le non-respect des normes)

L’embargo pétrolier de 1970, qui a fait augmenter les prix des produits liés à l’énergie, a forcé les concepteurs de bâtiments à rendre plus efficace leur rendement énergétique. Entre autres choses, on a fait en sorte de rendre les bâtiments plus étanches en diminuant la ventilation de l’air extérieur à 5 PCM(CFM) / personne. Ce taux de ventilation a été jugé insuffisant pour maintenir la santé et le confort des travailleurs et autres occupants. Selon l’Americain Society of Heating, Refrigerating and Air-Conditioning Engineers (ASHRAE), les normes de ventilation, récemment révisées, devraient être au minimum de 15 PCM(CFM) / personne, et ce, afin d’éviter tous problèmes de santé liés à un débit d’air extérieur inadéquat. Pour ce qui est des espaces de bureaux, étant donné la plus grande proportion de gens qui partagent un même espace de vie, les normes sont de 20 PCM(CFM) / personne. Par contre, ces normes ne sont pas nécessairement un gage d’une bonne qualité de l’air intérieur; cela dépend aussi de la conception et de la construction du bâtiment, de l’espace consacré pour chaque bureau, de la superficie totale à ventiler, du bon état des systèmes de chauffage, de ventilation et de climatisation (CVC), etc.

Paramètres fréquemment retenus dans le cadre de l’évaluation de l’état de la QAI (qualité d'air intérieur) des environnements de travail.

Ces paramètres contribuent en partie ou en tout au syndrome des bâtiments malsains (SBM):

  • La fréquence d’entretien des conduits de ventilation;
  • La fréquence du changement des filtres des CVAC;
  • La concentration des bactéries aéroportées (légionelles);
  • La concentration des fibres d’amiante;
  • La concentration d’ozone à proximité des photocopieurs;
  • La concentration des moisissures aéroportées;
  • La température ambiante;
  • La quantité de poussières totales;
  • Le taux de composés organiques volatils (COV) dont les formaldéhydes;
  • Le taux d’hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP);
  • Le taux des poussières respirables >pm10;
  • La qualité du débit d’air depuis les conduits de ventilation;
  • Le taux de dioxyde de carbone relatif à l’efficacité du système de ventilation;
  • Le taux de monoxyde de carbone provenant des quais de chargement;
  • Le taux d’humidité relative.

Prévention et contrôle

Afin d’augmenter les taux de ventilation et de distribution de l’air, les systèmes de chauffage, de ventilation et de climatisation doivent respecter les normes de ventilation et les codes de construction locaux. Le système de climatisation, lui, doit être utilisé et entretenu correctement pour que les taux de ventilation souhaités soient atteints. En présence de polluants, l’air doit être nécessairement évacué à l’extérieur; particulièrement l’air des salles de repos, des salles de copie et des installations d’impression qui accumule davantage les polluants. L’ASHRAE, une agence américaine, recommande un minimum de 3 renouvellements d’air à l’heure.

Un air de qualité peut être maintenu dans les tours à bureaux en effectuant des entretiens de routine des systèmes de CVC, en remplaçant les matériaux susceptibles d'être contaminés par les moisissures telles que les tuiles de plafond et les tapis imbibés d’eau par de la pierre, par du plancher en céramique ou par du bois, en colmatant les fuites d’eau, en évitant les tissus d’ameublement synthétiques ou traités, en minimisant l’utilisation d’objets électroniques ou en les débranchant après leur utilisation; en s’assurant de bien ventiler vers l’extérieur l’air soumis à des polluants comme la peinture, les solvants, les pesticides et les adhésifs (il est conseillé de toujours conserver ce type de polluants dans des conteneurs à proximité de zones bien ventilées que le bâtiment soit occupé ou non). Éviter de choisir des matériaux de construction pouvant être toxiques et interdire de fumer à l’intérieur sont également des exemples de mesures préventives pour maintenir une bonne qualité de l’air.

Plusieurs gestes simples contribuent également à contrôler la pollution de l’air en milieu de travail : tenir les lieux propres, ne pas les encombrer, privilégier les espaces ouverts (ou communautaires), utiliser du verre dépoli et des lucarnes qui donnent accès à la lumière naturelle, tenir des jardins de terrasse et avoir des plantes d’intérieur qui absorbent le monoxyde de carbone et le formaldéhyde présent dans l’air. Les filtres à air sont également très efficaces pour éliminer en partie ou totalement les polluants de l’air intérieur. Bien sûr, l’éducation et la communication de l’information relative à la qualité de l’air intérieur sont des éléments importants afin d’enrayer et de prévenir les problèmes de santé qui y sont liés.

Législation

Depuis plusieurs années, nombre de gouvernements ont émis des lois afin de protéger les citoyens contre les dangers du tabagisme. On interdit maintenant de fumer sur les lieux de travail ou l’on restreint les fumeurs dans des zones bien ventilées et à l’écart des autres employés, et on crée des zones d’interdiction. Dans certains pays européens, les travailleurs ont le droit légal de s’impliquer dans les plans de l’employeur pour modifier leur lieu de travail afin qu’il respecte les normes quant à la qualité de l’air.

Autres ressources concernant la qualité de l'air en milieu de travail

Pour plus d'information sur les impacts et les solutions liés à la présence de moisissures dans votre environnement de travail, vous pouvez consulter cet article du Centre canadien d'hygiène et de sécurité au travail en rapport avec la qualité de l'air intérieur et la présence de moisissures au travail.

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