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Moisissures liées à une ex plantation de cannabis

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Moisissures liées à la culture de cannabis


Les maisons ou les bâtiments commerciaux ayant servi à la culture illégale de cannabis subissent de graves dommages de moisissures.

Les cultures de cannabis varient en taille et en durée d’exploitation, l’étendue des dommages est donc extrêmement différente d’un endroit à l’autre, et il est difficile d’évaluer correctement les besoins en décontamination. De plus, une contamination de moisissures, même importante, n’est pas toujours visible à l’œil nu. Il faut donc rappeler qu’une contamination fongique intérieure, même cachée, peut rendre les occupants malades. AES Environnement, par le biais d’une enquête approfondie, est en mesure d’évaluer la situation et de fournir un plan complet d’assainissement et de réhabilitation de lieux où l’on a tenu des opérations de culture intérieure de cannabis.

Dans la plupart des cas, les contaminants de nature fongiques indésirables (pathogènes, irritants, toxiques et/ou allergènes) que l’on retrouve sur les lieux où l’on a cultivé du cannabis sont l’Aspergillus, le Chaetomium et le Stachybotrys; ces derniers ont un important potentiel à rendre les hôtes en mauvaise santé, voire parfois gravement malades.

Image d'un poilicier saisissant une plantation de cannabis qui cause des dégâts de moisissures dans la maison

ASPERGILLUS : L’Aspergillus est un pathogène opportuniste comptant une vingtaine d’espèces dont les plus fréquentes sont l’Aspergillus fumigatus, l’Aspergillus flavus et l’Aspergillus niger. Celui-ci est particulièrement problématique pour les personnes qui présentent une fragilité des voies respiratoires supérieures ou qui souffrent de pathologies comme l’asthme et l’emphysème. L’Aspergillus fumigatus est un important pathogène pour l’espèce humaine et il est la cause la plus commune de toutes les formes de l’aspergillose. Tandis que l’Aspergillus flavus est la deuxième plus grande responsable d’infections humaines et est souvent associé à l’aspergillose invasive chez les patients immunodéprimés; particulièrement observé lors d’infections des sinus paranasaux. Avec sa couleur blanche qui vire au jaune et ses conidies noires, l’Aspergillus niger est l’une des espèces les plus courantes et des plus facilement identifiables du genre aspergillus. C’est la troisième espèce la plus commune associée à l’aspergillose pulmonaire invasive. Il est aussi souvent à l’origine de l’aspergillome et est l’agent le plus rencontré dans les cas d’otomycoses.

CHAETOMIUM : Le Chaetomium est un contaminant fongique cosmopolite que l’on peut retrouver dans le sol ou sur des matériaux organiques en décomposition, mais on le retrouve plus spécialement sur du bois ou sur du papier de gypse. Il est un agent fréquent d’onychomycoses, ou d’infections cutanées ou cérébrales chez l’humain. Les cas confirmés d’infections humaines au Chaetomium sont toutefois peu nombreux. Les Chaetomium font partie d’un groupe de Mycètes qui cause des infections souvent désignées sous le nom de phaeohyphomycoses ou d’hyalohyphomycoses. Des abcès au cerveau, des péritonites ainsi que des lésions cutanées et sous-cutanées peuvent se développer. Des onychomycoses, aussi bien aux pieds qu’aux mains, peuvent être exceptionnellement engendrées par des espèces de Chaetomium chez des personnes dont l’immunité est normale. Toutefois, la gamme complète des mycoses au Chaetomium, incluant l’onychomycose, la sinusite, l’empyème, la pneumonie et l’infection cérébrale disséminée fatale, se révèle chez des hôtes immunocompromis. Plusieurs articles rapportent des cas d’infections où des Chaetomium sont identifiés comme des agents infectieux opportunistes. Dans une revue de cas, le Chatomnium globosum était l’espèce la plus communément isolée dans un groupe de neuf cas cliniques d’infections au Chaetomium. Le diagnostic des infections fongiques pulmonaires est difficile en l’absence d’une confirmation par culture; il semble donc que des cas d’infections au Chaetomium ont pu être faussement attribués à l’Aspergillus, puisque certains diagnostics se basaient uniquement sur des symptômes cliniques et sur des examens histopathologiques.

STACHYBOTRYS : Le contaminant fongique Stachybotrys se retrouve de manière prédominante dans les environnements intérieurs. (Ses surfaces de prédilection sont le papier, le bois et les composés cellulosiques.) Ce champignon est connu pour causer de la mortalité chez les animaux de ferme après qu’ils ont ingéré du fourrage contaminé. Chez l’humain, on croit que ce champignon pourrait être en cause dans des cas d’intoxications à la suite d’une inhalation ou d’une absorption cutanée des toxines qu’il produit. Puisque les spores de Stachybotrys sont rarement aéroportées, il arrive plus souvent qu’elles soient identifiées par l’échantillonnage direct d’une zone contaminée par écouvillonnage ou par prélèvement sur bande adhésive que par un échantillonnage d’air. Le Stachybotrys intéresse les professionnels de la santé pour plusieurs raisons; notamment, il faut noter son rôle possible dans la maladie des édifices malsains étant donné que cette moisissure contamine les édifices aux prises avec des problèmes de conception des systèmes mécaniques ou des problèmes de construction, ou encore les édifices dont la stratégie opérationnelle inadéquate mène à des problèmes d’humidité excessive chronique. Le Stachybotrys chartarum fait l’objet de multiples études scientifiques à cause de son rôle potentiel dans les problèmes de santé associés à la mauvaise qualité de l’air des édifices contaminés par des moisissures. Ces problèmes de santé seraient attribuables aux puissantes mycotoxines produites par certaines souches de S. chartarum.

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