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Pollution chimique de l'air

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Les contaminants responsables de la pollution chimique de l'air

Les polluants chimiques de l'air sont des gaz, des nanoparticules ou des microparticules provenant d’appareils de combustion, de la fumée de tabac, de produits domestiques et de soins personnels, et de divers matériaux de construction et de meubles pouvant contenir de grandes quantités de composés organiques volatils (COV).

Test et détection des composés organiques volatils (COV)


Le débit d’air présent dans les maisons ou dans les bureaux est une super-autoroute pour les composés chimiques qui créent des odeurs, de la fumée et des gaz. Cela favorise la propagation de substances chimiques appelées composés organiques volatils (COV); les plus connues sont les produits pétroliers comme les carburants, le formaldéhyde et l’acétone. Ils peuvent se dégager d’autres sources telles que :

  • Les aérosols
  • L’alcool à réchaud
  • Les assainisseurs d’air
  • Les bois de charpente
  • La cire et le cirage
  • Les colles de construction
  • Les composants électriques
  • Les produits de cosmétique
  • Les nettoyants ménagers
  • Les décapants
  • Les détachants
  • Les détergents
  • Les diluants
  • Fixatifs à cheveux
  • La fumée de cigarette
  • Les insecticides
  • Le linoléum
  • Certains matériaux de construction
  • Les meubles
  • Les moquettes
  • Les mousses isolantes
  • Les nettoyants
  • Les peintures
  • Les produits de nettoyage
  • Les vernis à ongles
  • Les vernis à plancher

Comme leur nom l’indique, les composés organiques volatils (COV) se définissent en trois principaux points : ils sont un regroupement de deux ou de plusieurs éléments; ils sont d’origine biologique parce qu’ils renferment du carbone et de l’hydrogène; et, finalement, ils sont considérés comme volatils puisqu’ils s’évaporent à température ambiante et qu’on peut les vaporiser facilement.

Le carbone et l’hydrogène servent à la confection de plusieurs produits chimiques; cela fait en sorte que les COV sont présents dans une vaste étendue de ces produits et qu’il y a plusieurs sources possibles d’émission de COV dans l’air intérieur (à ce sujet, voir la liste ci-dessus).

Plusieurs COV sont reconnus comme étant toxiques, et certains, comme le benzène et le formaldéhyde, ont été identifiés comme étant cancérogènes. Même si l’on n’a pas recensé d’effets nocifs sur la santé pour les autres COV, on demeure tout de même dans l’incertitude quant au risque que pourrait engendrer une longue exposition à ce type de produits chimiques à des taux couramment présents dans les maisons. Bien que l’on s’accorde sur le fait que la plupart des COV comportent peu de risques pour la santé, la vigilance demeure de mise, puisque les effets d’une exposition aux COV diffèrent d’un contexte à l’autre; cela dépend des taux et de la durée d’exposition, et, surtout, de la sensibilité de chaque personne aux différentes substances chimiques. Par mesure de précaution, il est recommandé de réduire, si possible, les taux de COV.

C’est le caractère organique des COV, puisqu’ils sont à base d’hydrocarbures, qui les rend volatils : c’est-à-dire qu’ils s’évaporent et qu’ils se vaporisent à température ambiante. On peut penser, par exemple, à l’essence, un produit pétrolier issu d’une multitude de composés organiques, qui réagit comme tel. On peut penser aussi aux colles constituées de parties d’animaux bouillies (hydrocarbures) qu’on utilise dans la production de produits de bois, des revêtements de sol en vinyle, etc., et qui se vaporisent ou qui produisent des effluves gazeux (dégagement gazeux), et ce, même après avoir durci.

Ce qui rend la compréhension de l’activité des COV plus difficile est qu’on ne distingue pas l’évaporation de la vaporisation : toutes deux étant considérées comme le changement d’un solide à l’état liquide ou gazeux ou à l’état de vapeur liquide. Pour être plus juste, il faut se référer uniquement à la notion de vaporisation dans les cas de matière émanant d’organisme biologique non transformé par l’humain. D’autres organismes biologiques, comme les moisissures qui diffusent leurs spores dans l’air ambiant, les matières fécales des acariens, la poussière, ont la capacité de vaporiser des protéines nuisibles qui affectent la muqueuse des poumons. Ces derniers jouent un rôle important dans la pollution de l’environnement intérieur avec des émissions parfois bénignes, mais le plus souvent dangereuses pour la santé, et ce, à court ou à long terme.


Polluants provenants de meubles et de matériaux de construction

Une forte proportion de COV se retrouve dans des produits domestiques courants tels : des meubles, des matelas, des armoires, des matériaux de construction, du papier peint, des produits nettoyants et de la colle. Ces produits peuvent dégager des gaz dans l’air intérieur; c’est ce qu’on appelle des « émanations de gaz ». On doit également tenir compte du fait que des matériaux de construction, comme les isolants qui contiennent de l’amiante et la peinture qui contient du plomb, peuvent libérer des poussières et des particules nocives lorsqu’ils sont manipulés, surtout lors de travaux de rénovation qui nécessitent leur déplacement ou leur retrait. Encore une fois, AES Environnement vous conseille de vous renseigner sur les risques pour la santé que peuvent engendrer certains produits ménagers et certains matériaux de construction, et sur les précautions à prendre avant d’enclencher des travaux qui pourraient compromettre la santé des résidents ou de votre famille. De plus, en cas d’exposition, les jeunes enfants sont le plus à risque, car leur appareil respiratoire n’est pas complètement développé. Il faut donc les protéger davantage et être attentif à l’apparition des symptômes relatifs à l’exposition de COV : irritations des yeux, des voies respiratoires et digestives, maux de tête, sensations d’ivresse, de vertige et de nausée.


La fumée de cigarette

La toxicité du tabac est largement reconnue; on a recensé, dans sa composition, environ 4000 substances dont plusieurs peuvent causer le cancer, et ce, autant chez les fumeurs que chez les non-fumeurs. En effet, on sait que la fumée secondaire, c’est-à-dire ce qui est expiré par le fumeur ou ce qui se dégage du bout allumé d’une cigarette, est un COV nocif qui représente un risque important pour la santé de tous les gens qui y sont exposés. Les dommages causés par une exposition à de la fumée secondaire peuvent être importants : augmentation des symptômes d’irritation respiratoire, augmentation de la fréquence des épisodes et de la gravité de l’asthme et même le développement d’un cancer. Il faut ajouter à cela que les jeunes enfants sont plus fragiles à l’égard de la fumée secondaire, et sont plus susceptibles de développer des infections respiratoires comme la pneumonie, la bronchite et la bronchiolite; on rapporte même de nouveaux cas d’asthme chez les enfants qui y sont exposés avant l’âge d’un an. Avec les connaissances scientifiques que l’on a aujourd’hui sur les dangers de la cigarette, il est fortement recommandé de ne jamais fumer à l’intérieur, quand cela n’est pas interdit, que ce soit à la maison ou au travail. Il est à noter qu’aucune maison ni aucun bureau ne sont à l’abri de la génération et de la circulation des COV.


Formaldéhyde

Le formaldéhyde est un gaz incolore couramment utilisé dans le monde entier en guise de désinfectant et d’agent de conservation. Il est également employé dans de nombreux produits ménagers et dans certains matériaux de construction. Lorsqu’il est présent à des niveaux élevés dans l’air, il dégage une odeur âcre. Le formaldéhyde se retrouve à de faibles taux dans toutes les maisons et dans tous les immeubles. Les principales sources de formaldéhyde dans l’air intérieur sont les suivantes :

  • la fumée du tabac;
  • la fumée des poêles à bois et des foyers;
  • les émanations de véhicules à l’intérieur des garages adjacents aux maisons;
  • les peintures au latex, les colles, les adhésifs, les vernis et les laques;
  • le papier peint, le carton et les articles en papier;
  • les détergents à vaisselle, les assouplissants textiles, le cirage à chaussures et les nettoyants à tapis;
  • certains cosmétiques (vernis et durcisseurs à ongles);
  • les tissus infroissables (pour les rideaux, pour les draps et pour les vêtements);
  • les meubles, les armoires et les matériaux de construction faits de panneaux de particules, de panneaux de fibres à densité moyenne, de bois dur, de panneaux de contre-plaqué et de certains plastiques moulés.

Le formaldéhyde est un irritant. Une exposition à court terme à des taux élevés de formaldéhyde peut causer des sensations de brûlure aux yeux, au nez et à la gorge. L’exposition à long terme à des taux modérés de formaldéhyde peut être associée à des problèmes respiratoires et à des allergies, en particulier chez les enfants.

Dans le cas des travailleurs industriels qui sont régulièrement exposés à des taux élevés, le formaldéhyde peut causer le cancer de la cavité nasale. Les taux de formaldéhyde dans les maisons canadiennes sont bien en deçà des niveaux susceptibles de provoquer le cancer.


Contaminants gazeux communs CO, CO2, NO2, SO2…

Une autre source majeure de pollution de l’air intérieur est l’utilisation d’appareils de combustion tels que des fournaises, des foyers et des poêles. Le monoxyde de carbone (CO), provenant du fonctionnement d’une voiture dans un garage ou encore d’un appareil de chauffage défectueux, est un gaz toxique redoutable en raison de ses propriétés asphyxiantes. Il est fortement conseillé d’installer des avertisseurs de CO dans les maisons possédant des appareils à combustion. Le dioxyde d’azote (NO2), qui peut être présent dans le milieu intérieur à la suite d’une utilisation de gaz pour la cuisson d’aliments ou encore de kérosène pour le chauffage, est un puissant irritant pulmonaire. La meilleure prévention consiste à entretenir adéquatement les appareils sur une base annuelle et à éviter d’utiliser des appareils à combustion dans des espaces clos, non ventilés ou même mal ventilés.


Gaz carbonique, CO2

Le dioxyde de carbone, un gaz incolore et inodore, est un constituant normal de l’atmosphère que l’on retrouve à des concentrations variant de 350 à 400 ppm. Dans le milieu intérieur, le gaz carbonique est principalement produit par les occupants eux-mêmes. Les occupants de bureaux exhalent du dioxyde de carbone à raison d’environ 0,3 litre/min lorsqu’ils effectuent de légères tâches. La concentration du CO2 dans l’air des bureaux pourra, sous certaines conditions, être un bon indicateur de l’efficacité du système de ventilation; elle est exprimée en partie par million (ppm). Pour obtenir une qualité d’air intérieur acceptable, il est recommandé que les taux de CO2 ne dépassent pas 700 ppm de plus que les taux observés à l’extérieur. Le CO2 n’est toxique qu’à des concentrations élevées. La valeur maximale d’exposition professionnelle retenue dans la plupart des pays est de 1000 ppm; cette concentration constitue la valeur maximale admise pour le dimensionnement des systèmes de conditionnement de l’air des milieux intérieurs. En général, les concentrations que l’on retrouve dans les tours de bureaux sont de l’ordre de 800 à 1000 ppm.

La norme ASHRAE 62-1989 (Ventilation for Acceptable Indoor Air Quality) recommande un taux de ventilation minimal de 10 litres/seconde par personne pour assurer la QAI dans les bureaux; ce taux peut être obtenu par la méthode de ventilation. La norme ASHRAE propose également une autre méthode : la procédure QAI, elle consiste à utiliser des concentrations acceptables de certains contaminants afin d’obtenir une bonne QAI. Dans le cas d’un taux d’occupation courant et d’activités normales, le taux de ventilation extérieur minimal de 10 litres/seconde par personne donnerait une concentration de dioxyde de carbone de 850 ppm dans un état stable de l’espace occupé.

Un état de malaise prononcé se traduit par une nette difficulté à respirer et apparait lorsqu’on atteint une concentration de 10 000ppm de CO2; notez que cet état d’inconfort varie beaucoup d’une personne à l’autre

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